Acad?mie de Versailles
Lycée & Collège Lavoisier, Auchel
Accueil du site > Vie Scolaire > Archives > Année Scolaire 2011-2012 > Hier et aujourd’hui, six lycéens d’Auchel visitent les camps d’Auschwitz

Hier et aujourd’hui, six lycéens d’Auchel visitent les camps d’Auschwitz

Version imprimable de cet article Version imprimable

Ophélie, Sabine, Julia, Florian, Rémi et Lucas sont arrivés hier matin en Pologne. Le lycée Lavoisier d’Auchel fait partie des vingt établissements de la région à avoir été choisis pour un voyage d’étude sur les camps d’Auschwitz. Partis hier, ils rentreront tard ce soir. Nous les avons suivis. Récit, heure par heure.

> 5 h, aéroport de Lille-Lesquin. Les Auchellois rejoignent le groupe. En tout, 173 personnes s’apprêtent à s’envoler pour Cracovie : six élèves de vingt lycées du Nord-Pas-de-Calais, leur professeur d’histoire mais aussi des élus du conseil régional et une poignée de journalistes. Les rescapés qui doivent les guider dans leur visite les attendent eux en Pologne où ils sont arrivés de toute la France la veille.

> 7 h, embarquement. Sabine, Ophélie et Florian n’ont jamais pris l’avion. Assises côte à côte sur une rangée de trois, les deux filles sont un peu pâlottes à l’heure du décollage. Et à en croire les cris qui accompagnent la première poussée de l’avion, ils sont nombreux à faire ce jour-là leur baptême de l’air.

« C’est là où tout commence »

> 9 h 15, premiers pas sur le tarmac de Cracovie. Il neige. Les Auchellois grimpent à bord d’un des quatre bus dédiés au groupe. Destination : Oswieciem, le nom polonais d’Auschwitz.

> 10 h 40, les six lycéens de Lavoisier font leur entrée, timide, dans le vaste hall d’entrée du musée, encombré de nombreux groupes. « C’est là où tout commence », glisse la guide en franchissant la célèbre barrière surmontée de la triste formule : Le travail rend libre. « C’est bizarre », commente Julia qui semble plus surprise qu’émue. Elle et ses camarades prennent des notes, des photos et suivent au pas de charge les deux heures de visite consacrée au camp n°1. Julia regarde longuement la photo d’une femme « qui mesurait 1 m 68 et faisait 36 kg en sortant du camp ».

JPEG - 13.6 ko

> 12 h 40, premières impressions à la sortie. « À chaque fois qu’on nous explique quelque chose, il y a une preuve, on ne peut pas nier que ça a existé », explique Rémi. « Les chaussures, les cheveux et les vêtements d’enfants », énumère Julia quand on lui demande ce qui l’a marquée. « Parce que quand on voit la quantité de chaussures, on comprend que des milliers de personnes ont été touchées par ça. »

> 13 h, dans le bus. Tandis que les profs débattent de la précision ou non de certaines explications, Rémi pique un somme. Les autres ont le regard qui divague à travers le triste paysage de la Petite Pologne, embrumée.

> 15 h, centre-ville de Cracovie. La course continue au musée de l’usine Oscar Schindler (industriel qui a sauvé un millier de Juifs sous l’Occupation nazie). Carnet à la main et appareil photo en bandoulière, les Auchellois, toujours studieux trottent derrière la guide. « Elle va au rythme de la musique », se désole Rémi.

> 16 h 10, au musée de la Synagogue. Les yeux de Sabine se ferment à mesure que le jour décline (il est presque tombé à cette heure pourtant pas si tardive). « J’accroche pas », dit-elle. Poli, Florian suit, sans conviction. « Mouais. C’est la culture juive, on peut pas dire que ce soit bien ou pas. Je suis curieux des religions en général mais pas d’une religion en particulier. »

> 18 h 15, concert dans l’actuelle synagogue de Cracovie. C’est le dernier rendez-vous de la journée. Les Auchellois apprécient mais la fatigue gagne. Il faut vite rentrer à l’hôtel, après le repas, il y a encore la veillée avec les rescapés et ce matin, la visite de Birkenau.

Source : Céline BARDY - La Voix du Nord



Lycée & Collège Lavoisier, Auchel (académie de Lille)
Responsable éditorial : M. Hervé CABOCHE