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Promos 70, 80, 90 : entre passé et futur

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Samedi 28 mai, aux alentours de 10h30. Dans le hall du lycée Lavoisier, de petits groupes se sont constitués et les conversations vont bon train.

Une dame tient de vieilles photos de classe dans ses mains et trois personnes se rapprochent pour mieux regarder. C’est la première réunion de l’amicale des Anciens de Lavoisier.

Tout ce petit monde se réunit ensuite dans une salle pour procéder à l’assemblée générale. À l’entrée, quelqu’un glisse : « C’est un début, après on rassemblera. Nous, on sera les pionniers ».

 Le mot d’accueil

C’est Thierry de Castro, président et l’un des membres fondateurs, qui prend la parole le premier, avec une note d’humour : « Samedi, c’est le jour de colle ou de devoir surveillé ici ». Ancien élève de 1967 à 1974, il a ensuite exercé en tant que professeur des écoles, toujours dans le secteur auchellois. « La plupart de mes élèves sont venus à Lavoisier. » Le président précise ensuite le premier objectif, « égoïste », de l’amicale : « se retrouver, se rencontrer, parler du passé, du présent et de l’avenir ».

La secrétaire n’est autre qu’Isabelle Kastelik, principale adjointe du collège Lavoisier. Après avoir obtenu son bac en 1978, elle est revenue trente ans plus tard à la tête de l’établissement. Lors de manifestations au sein du collège, elle s’est rendu compte de l’attachement des parents d’élèves, anciens élèves, au « bahut ». Ainsi a commencé à se développer l’idée d’une amicale. Et puis, elle ajoute : « Nous devons nous battre pour consolider la notoriété de l’établissement ». Regrettant un manque d’ambition et de motivation chez les élèves, elle espère que les « anciens », « en réussite professionnelle », pourront leur transmettre un message : « Un établissement qui vit, c’est un établissement qui bouge, qui organise des événements.

Nous souhaitons mener des choses d’envergure ! », estime Isabelle Kastelik.

La principale adjointe avoue qu’après avoir eu l’idée, trouver des membres fondateurs n’a pas été facile, mais Thierry de Castro a accepté d’être président et Isabelle Kastelik a contacté Pascal Farine, un « ancien copain », de la promo 76. Il avoue : « J’étais très ému d’avoir remonté les marches, trente ans après ».

 Des idées et des projets

Sitôt les objectifs rappelés, des idées ont été mises en commun : des moments de rencontre, la mise en ligne des photos de classe... Un forum des métiers, où chacun viendrait présenter sa profession, devrait être organisé le troisième samedi de janvier 2012. Et pourquoi ne pas prolonger la matinée avec un repas entre anciens. Lors de la journée portes ouvertes, en mars, les professeurs accueillent les futurs élèves, « mais pourquoi les anciens ne viendraient-ils pas parler de leurs souvenirs ? », propose Isabelle Kastelik. « On a tous des métiers où on peut offrir des visites d’entreprise ou des stages », renchérit Pascal Farine.

 Bain de nostalgie

Après l’élection du bureau, place à la visite de l’établissement : les bâtiments sont ceux des anciens grands bureaux. Bertrand Cocq, ancien élève venu samedi matin, demande à voir « le premier foyer des élèves où on a eu le droit de fumer une cigarette après mai 1968 sans se faire prendre ! ».

Pour d’autres, c’est la cantine ou la salle de dessins. Dans les couloirs, les premières réactions sont unanimes : « Ça n’a pas changé ! », « C’est exactement comme avant ». Dans les classes, l’un assure : « Tout paraît plus petit maintenant », et l’autre de confirmer : « Tout semble démesuré quand on a dix ou douze ans ». Arrivés dans la salle des devoirs surveillés, les visiteurs se souviennent encore : « C’est ici que j’ai fait des DS interminables ! », ou bien encore « Les poutres n’étaient pas peintes ». De retour dans les couloirs, à l’étage, une « ancienne » s’exclame : « Il faisait chaud ici ! ». Et dans la classe de monsieur Merlier : « J’étais toujours punie en anglais : il trouvait que je bavardais trop ! ». La visite se poursuit par les sous-sols : direction la salle des coffres. Bertrand Cocq raconte : « La paye de l’ensemble des mineurs des puits de Marles, Calonne-Ricouart, Auchel et Divion - 27 000 - était centralisée ici, tous les quinze jours ». La fameuse « quinzaine » !

Pour finir, le groupe se dirige vers la nouvelle aire où Isabelle Kastelik vante les avantages du restaurant scolaire : « Il y a un buffet de légumes à volonté, le choix entre trois viandes... 350 repas sont servis chaque jour ! ».

Et pour se rappeler de la belle époque, la principale adjointe souligne : « Lors des meilleures années, il y avait jusqu’à 1 500 élèves dans l’établissement ».

 Zoom sur les anciens - Marie Christine et Bernadette

Marie-Christine, ancienne « pionne » et maitre A : « Je suis revenue assez souvent ici car j’ai toujours enseigné dans le coin : on venait pour les réunions, on emmenait les élèves à la cantine ou pour des échanges... Le lycée n’a pas tellement changé. C’est un lieu que j’ai visité toute ma vie... J’aime bien cette ambiance de retrouvailles. Finalement, il y’a beaucoup de gens que je côtoie dehors. C’est sympa de retrouver les gens dans un lieu où on les a connus il y’a quelques années. Mes trois garçons sont aussi venu ici, ils seront là. »

Bernadette, ancienne élève : « Pour moi, c’est une évolution positive. Quand je suis arrivée, le lycée avait ouvert deux ans plus tôt. Les classes n’étaient pas scindées en classes d’anglais ou classes d’allemand, il n’y avait pas de classe de dessin attitrée... »

 Questions à Pascal Farine, trésorier

Pourquoi avoir rejoint l’amicale ? Pascal Farine, ancien élève de la promo 76, dirige maintenant des agences de la Banque Postale dans le Douaisis. Il est l’un des membres fondateurs de l’amicale. « Je voulais revenir sur les lieux de mes premiers crimes, plaisante-t-il. J’avais besoin de retrouver mes racines : je suis parti d’Auchel depuis un moment. J’ai eu envie d’aider les autres : il y’a plein de choses à faire pour les gamins ! Des stages en entreprise... Il faut les sortir de leur contexte. Et puis, on a le plaisir à échanger, à retrouver des gens qu’on a pas vus depuis un certain temps, à échanger. »

 Un nouveau membre !

Mardi 31 mai, Isabelle Kastelik a reçu l’adhésion de Jacques Legros, présentateur TF1 et ancien élève du lycée (promo 67).

 Procès verbal du 28 mai

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Procès Verbal, Amicale Lavoisier du 28 mai

Source : Gwenaëlle DEFOSSEZ L’Avenir de l’Artois



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Responsable éditorial : M. Hervé CABOCHE